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FNTR Mot du président

  M. Abdelilah HIFDI

L’importance de la branche du transport peut être appréciée par la place qu’elle occupe au plan économique et social :

Elle représente 6% du PIB et 9% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire ;
Tous modes confondus, le transport absorbe 34% de la consommation nationale de l’énergie ;
Il emploie 10% de la population active urbaine ;
Le produit de sa fiscalité contribue aux recettes du Budget Général de l’Etat à hauteur de 15%.

Le moyen routier au Maroc est dominant dans le transport intérieur. Il emploie 80% de la main d’œuvre du secteur du transport tous modes confondus. Il assure 90% de la mobilité des personnes et 75% des flux des marchandises hors phosphate, sur un réseau routier long de près de 60 000 Km, en plus de 1 000 Km d’autoroutes actuellement et 1 500 Km bientôt. Ce réseau comprend 6 000 ouvrages dont 56% de ponts et 35% de dalots. Ce réseau supporte la circulation de près de 50 millions de véhicules Km/jour réalisée par un parc de 2,3 millions de véhicules (à fin 2007).
De son coté, le chemin de fer, long de près de 2 000 Km exploite 302 voitures pour le transport de personnes ayant une capacité de 23 500 sièges et 5 886 wagons de 320 000 tonnes de c.u assurant le transport annuel de plus de 40 millions de tonnes de marchandises et 2 millions de voyageurs.
En ce qui concerne le mode maritime, il y a lieu de souligner que, bénéficiant d’un littoral long de 3 500 Km répartis sur l’Océan Atlantique et la Mer méditerranée, le Maroc dispose de 27 cités portuaires et 33 ports dont 30 commerciaux, 14 de pêches et 6 touristiques, en plus du port de Tanger-Med.
Le mode maritime assure 90% des exportations Marocaines exprimées en tonnage avec plus de 100 pays grâce à des infrastructures portuaires comprenant 58 000 mètres linéaires de jetées de protection, d’un bassin total de 1 600 ha de 40 700 ml de quaies et 1 150 ha de terres pleins.
Tanger-Med est l’un des plus grands ports du Bassin Méditerranéen conçu pour l’accueil des navires de la dernière génération, ayant une capacité actuelle de 3 Millions de conteneurs auxquels s’ajoutera sous peu une capacité de 5 millions. Il dispose d’une plate forme logistique pouvant contenir plus de 300 000 EVP, d’un port de voyageurs, d’un terminal RORO et d’un quai pétrolier.Il assure un trafic de près de 70 Millions de tonnes et le transport de 4 Millions de personnes.
Pour assurer le transport par le mode aérien, le Maroc dispose, d’une quinzaine d’aéroports à vocation nationale et internationale qui assurent annuellement le transport de 7 millions ce voyageurs et 51 Millions de tonnes de fret. Le réseau du mode aérien enregistre des agrandissements des aéroports Mohammed V à Casablanca de ceux de Marrakech, Oujda, Agadir et Rabat-Salé.
Si les réformes politiques, économiques et sociales mises en œuvre et celles en cours de réalisation au Maroc, assurent la visibilité des investisseurs nationaux et étrangers qui constituent les principaux acteurs de la réalisation d’une croissance soutenue et partant de la création d’emplois, les infrastructures et les équipements sus indiqués constituent le socle indispensable d’une économie compétitive. C’est la raison pour laquelle, le Maroc a libéralisé les différents modes de transport et les systèmes d’exploitation y afférents (2003 pour le transport routier de marchandises, 2006 pour la gestion portuaire et le transport aérien et 2007 pour le transport maritime).
Ceci étant, l’ancrage de l’orientation libérale de la politique économique du Maroc, son ouverture conséquente sur le monde extérieur et son arrimage à l’économie de l’Union Européenne avec laquelle notre pays est liée par un Accord Libre Echange (ALE) sont renforcés par les ALE avec les USA, la Turquie et les quatre pays Arabes parties de l’Accord quadripartite d’Agadir (Tunisie, Egypte et Jordanie). Ces Accords constituent un stimulant pour atteindre les objectifs des réformes sus indiquées et un pari que les différentes composantes de la société Marocaine doivent gagner.
C’est dans ce cadre multimodal de transport que s’inscrit l’action de la CNTL qui est membre de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) sous l’appellation de Fédération du Transport de la CGEM (FT/CGEM) qui regroupe 20 organisations nationales de transport et de la logistique aux plans urbain, national et international, de personnes et de marchandises par les différents modes de transport.
Sa principale mission consiste à contribuer au développement du secteur du transport et de la logistique et à défendre les intérêts de ses membres, dans le cadre de l’intérêt général, afin d’une part, de rendre compétitives les différentes branches de l’économie et de rationaliser en interne la distribution des biens, grâce à une logistique de meilleure qualité au coût optimal et d’autre part, de permettre à l’échelle internationale aux produits marocains d’être concurrentiels par la consolidation des positions acquises et la conquête de nouveaux marchés.
La FT/CGEM veille pour que les activités des différentes fédérations et associations nationales qui la composent s’intègrent dans le processus de modernisation de leur exploitation, dans le cadre d’un système de transport multimodal cohérent. Cette action devra être poursuivie et intensifiée du fait de :

l’entrée en service du port de Tanger Med qui est en train de transformer la région du Nord du Maroc en grande plateforme logistique, avec deux zones franches industrielle et commerciale. Ce port permet déjà un gain de coût en logistique estimé à 40% par rapport à d’autres ports. Ce qui stimulera la concurrence interportuaire. Conjuguée aux efforts des opérateurs du transport, cette réalisation pourra ramener, en effet, le coût de la logistique de 20% actuellement du PIB à moins de 15%, afin que les produits exportés par le Maroc soient concurrentiels, aux plans régional et international.
l’entrée en vigueur de l’open-sky consacrant la libéralisation du transport aérien, ainsi que l’intégration de l’espace aérien Marocain à celui de l’union Européenne ;
la réforme portuaire entrée en vigueur en décembre 2006, instaurant notamment l’unification de la manutention et la libéralisation de l’activité de l’acconage dans les ports, renforce la libéralisation du mode maritime ;
la réalisation de la rocade routière méditerranéenne de Tanger à Saidia longue de 510 km et ses bénéfiques retombées économiques et sociales aux plans régional et national qui constituera un attrait majeur des investisseurs, marocains et étrangers. Elle réduira à partir de 2011 la durée du trajet de 11 à 7 heures, tout en améliorant la sécurité routière.
La prochaine réforme du système de transport routier de voyageurs actuellement à l’étude,
Le renforcement de la position du rail dans le marché national du transport en pleine mutation et l’amélioration de ses performances économiques et financières soutenues par la rationalisation de l’exploitation du réseau qui a été séparée des opérations relatives aux investissements infrastructurels de maintenance et d’extension, ainsi que sa transformation en société nationale ;
La poursuite de la réalisation du programme autoroutier, qui d’une part, irriguera bientôt la quasi-totalité des chefs lieux du territoire pour rapprocher les distances et d’autre part, valorisera la proximité géographique et culturelle privilégiée du Maroc par rapport à l’Europe, en reliant, par voie rapide, l’Europe à l’Afrique et au Moyen Orient,via la Maroc.
La volonté des pouvoirs publics de répondre aux attentes des opérateurs économiques pour intensifier le développement du transport multimodal. Celui-ci est, en effet, de nature à minimiser le coût susvisé de la logistique, grâce à l’optimisation de l’exploitation des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aériennes. La réalisation de cet objectif est liée au développement des techniques adaptées, aux caractéristiques des flux de marchandises grâce à la maîtrise des parcours, des volumes et des natures de frets aux équipements des ports et des engins des différents modes de transport, aux moyens de manutention, d’arrimage et de transbordement. Ce qui nécessite le développement de la palettisation et de la conteneurisation, du ferroutage et du libre trans-roulage ;
L’entrée en vigueur des accords de libre échange ci-dessus indiqués passés par le Maroc l’attribution du Statut Avancé au Maroc par l’Union Européenne qui accélère l’intégration de notre pays à l’économie mondiale.

Les défis que la FT/CGEM et les organisations qui y sont affiliées s’emploient à relever sont nombreux. Leurs actions doivent permettre aux entreprises de transport et de la logistique d’être concurrentielles, d’une part, dans un cadre libéralisé du secteur de transport de marchandises par la loi n°16/99 ayant modifié et complété le dahir n°1-63-260 du 12 Novembre 1963 relatif aux transports par véhicules automobiles sur route et d’autre part, suite à la réforme susindiquée de la gestion des ports, la libéralisation du transport maritime, ainsi qu’à l’entrée en vigueur de l’Open Sky. Ce train de réformes doit être appuyé par un réseau de plates formes logistiques multimodales intégrées au plan de développement du territoire du Maroc.

A cet égard, il importe de signaler que l’étude en cours relative à la définition d’une stratégie intégrée de développement de la logistique au Maroc sera déclinée en programme d’action qui liera le gouvernement et la CGEM par un contrat programme couvrant la période 2009-2012.

A ce contrat programme sera adressé un deuxième contrat liant le gouvernement et la FT-CGEM 2009-2012 pour la mise en œuvre du plan du progrès du secteur du transport et de la logistique que s’article autour des six axes suivants :
- Le renforcement de la structuration du secteur ;
- L’amélioration de l’environnement juridique des entreprises de transport routier de marchandises ;
- L’amélioration de la compétitivité de ces entreprises
- Le développement du transport international routier par des entreprises marocaines ;
- La modernisation du contrôle en matière de transport routier
- La promotion de la logistique.

Pour gagner ces paris, la FT/CGEM incite les opérateurs du transport et de la logistiques à s’équiper en moyens modernes de gestion et d’échange d’information, en temps réel, avec les différents partenaires publics et privés concernés par la distribution des biens et par le commerce extérieur dont notamment, la Douane, les autorités portuaires, aéroportuaires, les grands chargeurs, les chaînes de grande distribution des produits de consommation courante et durable, ainsi que l’Administration en charge de la régulation et de la coordination des transports et de la logistique. Elle les incite également à valoriser leurs Ressources Humaines.
En effet, les formations qualifiantes et en cours d’emploi de ces ressources constituent pour les différents maillons de la chaîne logistique un paramètre stratégique. Car actuellement, l’économie de l’entreprise ne se résume plus en terme d’offre et de demande mais par référence à l’intelligence économique des unités de production de biens et de services : Ne gagne, en effet, que celui qui connaît le plus.
C’est la raison pour laquelle, la Fédération du Transport de la CGEM a œuvré en collaboration avec le Ministère de tutelle dans le cadre d’un Contrat Programme et conformément à la convention de partenariat passée entre elle et le Ministère en charge du Transport, l’OFPPT, le Comité National de Prévention des accidents de la circulation et la FT/CGEM pour la mise en place à Agadir, Tanger, et Casablanca d’instituts spécialisés dans la formation professionnelle dans les métiers du transport et de la logistique, ainsi que dans les métiers annexes. La formation prodiguée par ces instituts auxquels s’ajouteront d’ici 2011 ceux de Tanger-Med, Oujda, Fès, Casablanca Nouacer et Marrakech, a commencé à alimenter le marché de l’emploi dans la logistique et le transport en techniciens spécialisés qui répondent mieux aux besoins des entreprises et à combler les besoins de ces derniers qui reste assez importants en ce genre d’opérateurs et techniciens. Les efforts déployés dans ce domaine devraient être renforcés par la création d’un Centre de Développement des Compétences dont les professionnels demandent la création. Il est appelé :

A harmoniser l’action pédagogique des unités précitées et celles qui vont être bientôt créées à Mekhnès et Oujda ;
Et à mutualiser leurs moyens matériels et didactiques pour l’amélioration continue de leurs performances et par conséquent la qualité de la formation qu’ils assurent.

Pour que les opérateurs du transport et de la logistique contribuent au développement durable qui constitue un objectif prioritaire de notre pays, la FT de la CGEM les incite à améliorer leur productivité, la prévention et la sécurité routière, des économies d’énergie et les réductions à la source des émissions des gaz d’échappement nocifs à la qualité de l’environnement.

M. Abdelilah HIFDI
Président de la Fédération du transport CGEM
 
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